« Les bons contes font les bons amis » en août !

cecile

19 août : Cécile Bergame
à 19h00 à la MJC Confluence
Gratuit

Alchimiste de l’imaginaire, Cécile Bergame est conteuse et auteur de livres pour la jeunesse.

Elle fait le choix délibéré d’inventer des formes et un langage théâtral qui s’adressent tant aux enfants, qu’aux adultes.

Ses spectacles s’inscrivent dans une poétique de l’image et de l’écriture…

Elle explore depuis des années et sans en avoir encore fait le tour, le monde de la toute petite enfance, réinterrogeant sans cesse la pertinence du geste, du mot, du regard….

Pour elle, la parole, est moteur du sensible et porte la fulgurance qui ouvre les portes de nos territoires intérieurs.

Durant son enfance, elle pratique la danse assidûment, s’inscrivant de fait dans une conscience du corps mais aussi de la voix.

Pour elle, le conte est une matière qui lui permet d’envisager des interrogations essentielles.

Son spectacle : Papotage ou le rêve de la catapulte                                                             

A partir de 7 ans

On raconte que certains, immobiles sur leur siège, sont partis si loin, qu’à ce jour, ils ne sont toujours pas revenus….

Si nous partions vers des terres lointaines et mystérieuses, là où les escaliers épris de liberté sortent de leur cage, où les habitants épluchent l’océan comme on épluche une orange, où chaque matin, l’on ramasse les rêves tombés du lit des enfants,  là où les oiseaux nichent dans les chevelures, là où chaque nuit, les chats hurlent à la vie…

Si nous nous rapprochions de l’endroit où chacun d’entre nous couve ses rêves les plus doux, ses rêves les plus fous….

Avec force et fracas, Cécile Bergame nous invite à travers l’éclectisme de ses récits, à nous propulser là où nos songes et nos désirs les plus délirants, embrasent sans turpitude la totalité de nos âmes.

 

bouzzine

26 août : Hamed Bouzzine
à 19h00 à la MJC Confluence
Gratuit

 

Hamed Bouzzine est un conteur marocain (…) qui puise à la source des troubadours berbères des histoires d’hommes libres.
Des contes drôles, poétiques, merveilleux qui sentent le soleil, le sable du désert, les montagnes de l’Atlas et le pays des Touaregs, des histoires remplies de bons et mauvais génies, de rois et de princesses lotis sous la tente ou dans les palais des mille et une nuits…
Il nous convie à un magnifique voyage en histoires ensoleillées, de Tanger à Tombouctou, sur les routes de la sagesse, de la tolérance et de l’humanité.

Hamed Bouzzine ne se contente pas de raconter des histoires, aussi stupéfiantes soient-elles. Il les chante également. Comme tout bon troubadour, le conteur est également un excellent musicien, jazzman confirmé, qui eut l’occasion de jouer, entre autres avec Archie Shepp. La musique fait partie intégrante de ses contes qu’il accompagne à chaque fois d’un instrument traditionnel africain différent. Harpe du Niger, luth Gony, piano à pouce, les histoires se succèdent au rythme lancinant des mélodies répétitives, provocant une sorte d’envoûtement chez le spectateur qui se sent comme subjugué par la richesse de la langue, la mélodie des incantations, le charme du poète.

Mais ce qui séduit le plus chez Hamed Bouzzine, c’est surtout la malice, la drôlerie, et l’humour permanent qui se mêlent aux textes par ailleurs rigoureusement travaillés et nullement improvisés. D’une forte stature à la noble beauté, le visage du conteur est constamment animé d’un sourire malicieux plein d’espièglerie. Les yeux sont mi-clos, plissés par l’envie de rire ou bien comme s’ils craignaient le soleil trop fort du désert….

Revue « Dire », Alain BOSMANS

 

Lorsque Hamed bouzzine parle de lui…

 

Je suis né au Sahara « Le pays de nulle part ». Je viens du peuple berbère nomade des Aït ou Moussa. Le récit m’a bercé depuis ma plus tendre enfance et j’ai toujours écouté les « Rways », maîtres-musiciens conteurs et les « Yghawins », griots berbères depuis la Haute Antiquité. Au cours de ma vie d’artiste, j’ai partagé la scène pendant six ans avec Alpha Kouyaté, grand griot Manding dont j’ai hérité des épopées, des mythes, ainsi que de nombreux autres récits. Depuis cette rencontre, le récit ne m’a plus quitté. L’oralité est devenue plus forte que moi. Le conte m’investit en permanence, c’est comme une peau de tambour qui résonne, un sédiment ancestral qui se fait entendre, un chemin de sagesse.

Conteur et musicien depuis 25 ans, je joue des harpes du désert appelées « Bolon » et « Douss’n’gony », un luth maure : un gembryiat, différents pianos à pouces appelés « sanzas » ainsi que des percussions, ma première formation avec le langage musical.

De la Mauritanie aux déserts d’Arabie, des tentes de l’éphémère à la beauté troublante des hommes bleus, des youyous de joie aux bruissements du vent sur les sables millénaires, c’est cette parole que j’ai décidé de révéler. Le patrimoine de ces peuples où la langue parlée est première et secrète, où la transmission orale est restée la seule garante de la survivance des « Imazighens », les « Hommes libres ».

Ce patrimoine de légendes, d’épopées, de mythes, je l’enrichis chaque jour grâce aux rencontres avec d’autres musiciens, que ce soit Dimos Goudaroulys, Tawfik Bestandji, Hassan Tabar, les Manufactures Verbales, Archie Shepp et bien d’autres amis ou compagnons d’un soir ou d’un voyage.

Venant de cette tradition millénaire des conteurs, je suis enfant d’Ulysse, de Sindbad, de Shéhérazade et des chanteurs de « blues » de cette planète. Nous faisons de cet art un art contemporain, un art de la création.
Les textes anciens nous interrogent dans la permanence, alors que la forme et la pensée sont toujours évolutives. L’art du récit restera toujours un art de l’instant et de la proximité.

 

Son spectacle : « De Tanger à Tombouctou » ou le Chemin des Mirages

 

Ce voyage n’est pas celui de René Caillet. Ce célèbre voyageur effectua le trajet dans l’autre sens, ni celui de Charles de Foucault même si ce personnage hante encore certains chemins.

Ce voyage est celui d’un conteur saharien, né dans une oasis perdue entre ciel et terre et qui depuis 1962 arpente et chemine à travers Tanger et ses « Matins roses » jusqu’à « La Ville des Sables ».

Depuis que j’ai l’âge de cinq ans, je traverse le Maroc du nord au sud et me promène d’est en ouest. Ces routes sont devenues pour moi un parcours mythique et initiatique.

Sur ce chemin, j’y ai écouté grand nombre d’histoires d’hommes, de femmes et d’enfants. J’y ai découvert une diversité de cultures, de mœurs et de coutumes.

Par la magie de la parole et, tels des génies, d’un claquement de doigts, nous irons dans la sublime Fez, par un petit vent léger qui descendra de l’Atlas nous survolerons l’inoubliable Marrakech et nous n’oublierons pas d’aller rendre visite aux peuples de la mer, des plaines, des océans et du désert. Nous traverserons un tissage d’histoires : l’âme de ce pays mémoire, étincelante d’un peuple aux 1001 facettes !

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire